De nos jours, les maladies tumorales sont de plus en plus recensées chez la population. Grâce aux avancées de la médecine, il est possible de se servir d’un système de marquage afin de pouvoir suivre l’évolution des agents pathologiques entraînant le développement des tumeurs. Le Ki67 est l’un des divers marqueurs sur le marché qui aide à observer la prolifération de certaines cellules au sein de l’organisme. Que peut-on dire à son propos ? Voici dans cet article toutes les informations essentielles pour mieux expliciter le sujet.

Quelles sont les particularités du Ki67 ?

Il est un antigène qui de préférence, doit être obtenu grâce à une congélation de tissus organiques, mais qui aujourd’hui s’obtient également à partir des tissus paraffinés. En effet, le préfixe Ki est le diminutif de Kiel. Une ville allemande où a été découverte cette protéine qui se loge dans la partie centrale des cellules au cours de la division cellulaire.

Le scientifique Gerdes a été la première personne à découvrir le Ki67 dans les années 1983. Cela grâce à son expérience d’immunisation sur les souris au sein desquelles, il a eu à injecter des noyaux cellulaires de lymphome provenant du lymphome hodgkinien. Son code correspond au gène numéroté MKI-67. Il se retrouve sur la protéine nucléaire dénommée 360 kDa. Cette dernière fait partie des cellules de proliférations.

En général, le Ki67 ne se détecte que sur les cellules en pleine division. Et ceci qu’elles soient tumorales ou normales, et hors de l’organisme ou à l’intérieur. De ce fait, il est devenu depuis des années un élément caractéristique de base dont les chercheurs se servent de façon courante pour diagnostiquer ou pronostiquer des cas de cancers dans une variété de cellules chez les Hommes.

Le Ki67 peut se retrouver dans les différents processus du cycle des cellules (les phases G1, G2, S, ainsi que M) à l’exception de l’étape GO. Il n’a sa fonction que chez les êtres vertébrés et est surtout présent en grand nombre chez la classe des mammifères.

Quel est le rôle de cet antigène sur les cellules de l’organisme ?

Le Ki67 est fréquemment utilisé en histopathologie. Il est également très utile dans le processus de séparation des chromosomes de la mitose. Son absence permet aussi de réaliser un classement des tumeurs. Pour l’étude du cancer, cet antigène s’avère être un test efficace qui permet de faire des prévisions sur la manière dont une tumeur reste sensible à la cytotoxicité des agents.

Le Ki67 est particulièrement utile pour tester la sensibilité du cancer de sein et il sert également pour effectuer le tri sélectif pour la prise en charge des personnes de sexe féminin ayant un résultat d’analyse HPV positif. Il s’agit d’un test qui est réalisé au cours du dépistage sur le cancer du col de l’utérus.

Le Ki67 sert donc à estimer le taux de multiplication des tumeurs (l’index). C’est une opération qui se réalise par les pathologistes en se basant sur différentes méthodes en l’occurrence la biopsie, les prélèvements de tissus et la résection.

Ce taux se détermine par un procédé immunohistochimique en dénombrant le taux des cellules tumorales dont la partie centrale a reçu un marquage à l’anticorps visant une macromolécule nucléolaire distinguée par un anticorps d’un même clone Ki67.

Cet index sert à trouver la portion de cellules tumorales qui passe en phase cellulaire et pour laquelle la division n’est pas obligatoire. Malgré la complexité qui existe dans son estimation, il a l’avantage d’être applicable aux petits échantillons ou aux plus minuscules prélèvements. Ce qui n’est pas le cas de certains marqueurs de prolifération.

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