Technique RCR : Définition, objectifs et étapes à suivre

by Chantale
RCR

Les complications respiratoires peuvent survenir chez tout le monde et à des moments imprévus. Dans de telles situations, l’entourage pense à comment venir au secours de la personne souffrante. L’on pousse généralement un ouf de soulagement lorsqu’il y a parmi ces gens quelqu’un qui maîtrise la RCR. Il s’agit d’une technique qui sert pour la réanimation et qui est enseignée dans les ateliers d’initiations aux services de premiers secours. Allons à sa découverte dans cet article.

Qu’est-ce que la RCR ?

Elle a pour définition la réanimation cardiorespiratoire et elle est également connue sous l’appellation RCP (réanimation cardio-pulmonaire). C’est un ensemble d’exécutions qui a pour but d’offrir de l’oxygène aux organes d’un individu en arrêt respiratoire, circulatoire et qui se retrouve dans une situation d’inconscience.

Il se trouve qu’à l’arrêt de la circulation sanguine, la plupart des organes (le cerveau et le cœur y compris.) ne perçoivent plus de l’oxygène et tendent à mourir. Il se produit alors au bout de 3 minutes des lésions au niveau du cerveau et l’on voit les possibilités de survie diminuer de 10 % à la minute si une RCR n’est pas réalisée. Si cela continue ainsi, au bout de 10 minutes, l’on peut dire adieu à la personne.

L’oxygénation et la circulation du sang qui sont réalisées de façon artificielle sont idéales pour mettre fin ou diminuer la dégradation. Ce qui augmente les chances que le patient a de survivre.

Développement du concept

La RCR se subdivise en deux types de réanimation à savoir :

  • Celle réalisable par tous et perçue comme une réanimation cardio-pulmonaire basique
  • Celle exécutable par les spécialistes de la santé formés à cet effet et qui est dite réanimation spécialisée.

De façon basique, elle est formée par un ensemble de techniques à savoir :

  • MCE (massage cardiaque externe.) ou la compression du thorax en lieu et place des contractions cardiaques perdues pour permettre la circulation du sang ;
  • La ventilation peu naturelle pour remplacer la respiration normale absente.

La RCR doit son invention à Peter Safar qui a institué le sigle ABC en anglais qui implique :

  • A (airway) pour rendre libre les voies aériennes ;
  • B (breathing) pour dire ventilation artificielle ;
  • C (circulation) pour instituer le massage externe du cœur pour favoriser la circulation sanguine.

Quels sont les objectifs de la RCR ?

La RCR a pour but :

  • Le maintien de la vie sur une courte durée en oxygénant de manière artificielle les parties de l’organisme humain qui en ont le plus besoin comme le Triangle de vie (cerveau, cœur et poumons) ;
  • De permettre la mise à niveau d’une circulation sanguine à un taux de 20 voire 30 % ;
  • De faire élever le pourcentage de la chance pour survivre.

Quelles sont les étapes à suivre pour une RCR réussie ?

Sur un lieu où la nécessité de pratiquer une réanimation cardiorespiratoire se fait sentir, la première étape à suivre est de sécuriser le milieu (s’assurer de ce qu’aucun danger physique n’atteigne la personne souffrante et vous.). Ce n’est qu’après cela que l’on peut se lancer dans la pratique des étapes. Ainsi, l’intervention RCR consistera à suivre L’ABC.

Étape 2 :

Elle consiste en l’évaluation de l’état dans lequel se trouve le sujet malade (voir s’il est conscient ou non). Ceci en lui donnant quelques petites tapes tout en observant ses réactions.

Étape 3 :

Si l’on ne remarque aucune réaction provenant de la victime, il est recommandé d’alerter les secours dans l’immédiat en appelant le 911. S’il est possible, se procurer un défibrillateur externe automatisé juste après l’appel. Sinon, il faudrait suivre les étapes.

À ce niveau de la RCR, il faut observer la respiration du sujet sur une durée de 5 voire, 10 secondes au maximum.

S’il y a une respiration, et pourtant la personne reste inconsciente, il faut la mettre en position latérale de sécurité (après avoir vérifié l’absence de blessure au rachis).

Mais si le souffrant ne présente pas de signe respiratoire après l’analyse d’observation sur 5 à 10 secondes, il faudrait entamer la 4 e étape.

Étape 4 :

À ce niveau de la RCR, il s’agira de procéder à des compressions (30 au plus) avant d’entamer la 5 e étape. Pour ce faire, il faut :

  • Poser le talon de l’une de ses mains au milieu des seins de la personne, plus précisément sur le sternum ;
  • Disposer la seconde main au-dessus de la première ;
  • Soulever vers le haut ses doigts et les garder ainsi ;
  • Avoir les bras tendus sur la personne ;
  • Procéder aux compressions.

Les compressions RCR doivent être rythmées (100 à 120 processus par minute). Elles doivent être enfoncées 5 cm au minimum pour une personne adulte et pour un enfant de 0 voire 8 ans, cela doit correspondre au tiers de l’épaisseur thoracique. Aussi, il faudrait s’assurer de ce que le thorax reprenne sa place initiale après chaque compression donnée.

Étape 5 :

C’est la partie de la RCR qui demande d’ouvrir les voies de respiration.

Cela se réalise en soulevant le menton et en renversant à l’arrière la tête de la victime.

Étape 6 :

Il s’agira ici de procéder à la réalisation du bouche à bouche en insufflant 2 fois avec efficacité dans la bouche de la victime.

Pour une RCR efficace, après les 2 insufflations, l’on doit poursuivre avec les compressions (30), puis recommencer à donner du souffle. Cette alternance doit se faire en attendant la venue des secours.

Ou du moins, jusqu’à ce que la victime réagisse en toussotant, en parlant ou en manifestant les ressentis de douleur en raison des compressions. Si ce n’est pas le cas, autant continuer le processus.

Il faut rappeler que la connaissance de ces étapes RCR, n’est pas une formation reçue pour prétendre à son application.

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