MaPrimeAdapt’ 2026 : quel montant et quels travaux financés ?
Mis à jour le 9 août 2026 — barème et règles en vigueur à cette date
Sommaire
MaPrimeAdapt’ est le dispositif public d’aide financière destiné à financer les travaux d’adaptation du logement pour les personnes âgées ou en situation de handicap. Lancée en janvier 2024, cette subvention de l’Agence nationale de l’habitat (ANAH) simplifie l’accès à un financement unique, en remplacement de plusieurs aides éparses.
En bref: MaPrimeAdapt’ finance jusqu’à 70 % du montant des travaux, dans la limite de 22 000 € HT de dépenses subventionnables, soit une aide maximale de 15 400 €. Elle s’adresse aux propriétaires occupants et aux locataires du parc privé sous conditions de ressources, à partir de 60 ans selon la situation, et peut être cumulée avec d’autres aides locales ou la prime à la rénovation énergétique.
Qui peut bénéficier de MaPrimeAdapt’ ?
Le dispositif vise deux grandes catégories de bénéficiaires, toutes deux soumises à des conditions de ressources. Du côté de l’âge et de l’autonomie, trois portes d’entrée existent: avoir 70 ans ou plus suffit, sans autre justificatif médical. Entre 60 et 69 ans, il faut présenter une évaluation du groupe iso-ressources (GIR) comprise entre 1 et 6, ce qui couvre en pratique l’ensemble des personnes évaluées en perte d’autonomie, même légère. La troisième voie concerne les personnes justifiant d’un taux d’incapacité d’au moins 50 % ou éligibles à la prestation de compensation du handicap (PCH), quel que soit leur âge.
Quant au statut d’occupation, propriétaires occupants et locataires du parc privé sont tous deux éligibles. Les locataires du parc social en sont en revanche exclus. Un locataire du parc privé en situation de handicap ou de perte d’autonomie doit par ailleurs demander par écrit l’autorisation à son propriétaire avant d’engager des travaux, comme le précise le site service-public.gouv.fr.
Quel montant d’aide peut-on obtenir ?
Le plafond de travaux pris en compte est fixé à 22 000 € HT. Sur cette base, MaPrimeAdapt’ couvre jusqu’à 70 % des dépenses éligibles, ce qui représente une subvention maximale de 15 400 €. Ce taux de 70 % correspond au niveau d’aide le plus élevé, réservé aux ménages aux revenus les plus modestes selon le barème de l’ANAH. Les ménages aux revenus intermédiaires bénéficient d’un taux réduit, les grilles précises de revenus par composition familiale sont disponibles sur le site France Rénov’.
Concrètement, pour un projet de remplacement de baignoire par une douche de plain-pied estimé à 4 000 € HT, la subvention peut atteindre 2 800 € pour un foyer au taux de 70 %. Pour des travaux plus lourds comme l’installation d’un monte-escalier, dont le coût peut dépasser 10 000 €, l’aide dépasse facilement 7 000 €. Le reste à charge dépend donc très directement du coût réel du projet et du taux applicable au ménage.
Quels travaux MaPrimeAdapt’ finance-t-elle concrètement ?
Le champ des travaux éligibles est centré sur l’adaptation aux situations de perte d’autonomie ou de handicap, pas sur la rénovation en général. Deux exemples emblématiques figurent dans la fiche officielle du portail pour-les-personnes-agees.gouv.fr: le remplacement d’une baignoire par une douche de plain-pied (l’un des travaux les plus fréquemment financés), et l’installation d’un monte-escalier électrique.
Plus largement, les travaux éligibles touchent à la sécurisation des déplacements dans le logement: aménagement de la salle de bain, installation de barres d’appui, élargissement des passages de portes pour fauteuil roulant, adaptation des espaces communs, installation de rampes. L’idée directrice est de permettre à la personne de rester chez elle dans de bonnes conditions de sécurité, en prévenant les chutes et en facilitant les déplacements quotidiens. Un ergothérapeute ou un conseiller de l’Espace Conseil France Rénov’ peut réaliser une évaluation des besoins réels avant de définir le périmètre des travaux.
Comment monter son dossier de demande ?
La demande se dépose via le site France Rénov’, soit en ligne, soit sous format papier. L’anticipation est recommandée: le délai entre l’évaluation des besoins et le dépôt effectif du dossier est généralement d’un à deux mois. Il faut rassembler l’avis d’imposition de l’année précédente (N-1), un justificatif de domicile, les devis des artisans retenus et le formulaire de demande. Obtenir au moins trois devis d’artisans qualifiés, idéalement labellisés RGE ou ayant une expérience dans l’adaptation du logement, permet de comparer et de s’assurer de la cohérence des prix.
Un point d’attention important: la demande doit être déposée et l’accord de l’ANAH obtenu avant de signer les devis définitifs et de démarrer les travaux. Commencer le chantier sans accord préalable entraîne le rejet de la demande. Pour être accompagné à chaque étape, les conseillers des Espaces Conseil France Rénov’ sont joignables au 0808 800 700 (numéro gratuit, prix d’un appel), par chat sur le site France Rénov’, ou en prenant rendez-vous directement dans un espace local.
MaPrimeAdapt’ peut-elle se cumuler avec d’autres aides ?
Oui, le cumul est explicitement prévu. MaPrimeAdapt’ est compatible avec MaPrimeRénov’, l’aide nationale à la rénovation énergétique, dès lors que les travaux d’adaptation et les travaux énergétiques sont distincts. Elle se cumule également avec les aides locales des collectivités territoriales, régions, départements, communes, qui proposent parfois des subventions complémentaires ou des prêts à taux réduit selon des critères propres à chaque territoire.
Certaines caisses de retraite (CNAV, MSA, régimes complémentaires) proposent leurs propres dispositifs d’aide à l’adaptation du logement, cumulables avec MaPrimeAdapt’. Il faut se renseigner directement auprès de sa caisse. Par ailleurs, l’APA (allocation personnalisée d’autonomie), versée par le conseil départemental, et la PCH peuvent prendre en charge certains travaux complémentaires. Pour les personnes non éligibles à MaPrimeAdapt’, un crédit d’impôt pour l’équipement du domicile reste accessible sous conditions, comme le précise service-public.gouv.fr.
Questions fréquentes
Un locataire peut-il vraiment toucher MaPrimeAdapt’ ?
Oui, les locataires du parc privé y ont droit, sous les mêmes conditions de ressources et de situation que les propriétaires. Ils doivent toutefois obtenir au préalable l’accord écrit de leur propriétaire avant d’engager les travaux.
Le plafond de 22 000 € est-il atteint par personne ou par logement ?
Ce plafond de travaux subventionnables s’apprécie par demande, c’est-à-dire par projet. Il s’agit d’un plafond de dépenses éligibles sur lesquelles s’applique le taux de financement, pas d’un montant versé directement.
Peut-on bénéficier de MaPrimeAdapt’ si l’on est locataire du parc social ?
Non. Le dispositif est réservé aux propriétaires occupants et aux locataires du parc privé. Les locataires HLM ou de logements sociaux ne sont pas éligibles à MaPrimeAdapt’.
Faut-il un médecin pour justifier d’un GIR entre 1 et 6 ?
L’évaluation du GIR est réalisée par une équipe médicosociale dans le cadre d’une demande d’APA ou d’une évaluation autonomie. Ce n’est pas une simple attestation médicale: il faut disposer d’un document officiel issu de cette évaluation pour constituer le dossier MaPrimeAdapt’ si vous avez entre 60 et 69 ans.